mardi 21 avril 2020

A un kilomètre


 Pas plus d'un kilomètre
On m'a dit de ne pas aller trop loin
De ne jamais sortir du chemin
Qu'un kilomètre aujourd'hui c'est déjà bien
Alors j'ai fait un rond pour ne pas en faire moins











Et là j'ai ouvert les yeux pour n'en perdre rien
Et ce que j'ai vu m'a emmené très loin
Plus loin que le rond sur ma carte plus loin
Plus loin que ce que prétendait le chemin

J'ai vu la nature s 'éveiller à chacun de mes pas
J'ai vu les arbres sourire heureux de me voir là
J'ai vu les feuilles frémir, surprises d'être déjà là
J'ai vu, j'ai vu et je n'y croyais pas







Au bord d'une route, une simple barrière en bois
Protégeant des doutes protégeant des rois ?
Deux piquets et quatre rondins de bois
Clôture si simple mais si belle à la fois








Et là au détour d'un chemin ce modeste tas de bois
N'est-il pas un abris pour la faune et la flore à la fois
Et l'on retombe sur le goudron où le tram prend sa voie
Mais c'est pour mieux repartir et replonger dans le bois.

















Il m'aura fallu la limite de un kilomètre
Pour ouvrir les yeux et voir la nature naître
Il m'aura fallu la peur de ne plus être
Pour enfin regarder et oser me soumettre.







Le 19 avril 2020

Toutes les photos ont été prises à 1 km de chez moi c'est à dire environ 1 km de la basilique de Saint Ferjeux. En pleine ville quoi.



mercredi 15 janvier 2020

Publication

Ça y est le bébé est là.
J'ai reçu le colis ce matin.
Vous trouverez dans le livre environ 120 pages de textes et d'images don certains qui sont dans le blog.


Cela fait bizarre mais tellement plaisir de tenir son oeuvre dans les mains, de pouvoir feuilleter un livre qui n'est pas d'un autre mais de soi même...

Si vous voulez le commander rien de plus simple laissez moi un commentaire en bas de l'article et je vous ferai savoir comment procéder.

Merci à tous ceux qui me lisent

jeudi 20 juillet 2017

dimanche 24 mars 2013

Harmo et Tony ou la Muse à règne

J'ai pris la photo à Londres  et fait le dessin en surimpression

Harmo et Tony ou la Muse à règne

Par un beau matin de printemps,
L’âme vibrante Harmo souffla.
Et là, sortit de son air
Une muse ardente

Il la fixa, Le dos contre un arbre
Aspira un peu d’air et comprit
Sans altération de jugement
Qu’il était amoureux

Rentrant chez lui il rencontra son ami.
Harmo dit a Tony que
Sa muse, icône au graphique si doux,
Était à sa portée. 

L’émotion était à son comble.
Devant sa porte, les mains tremblantes
Il laissa tomber sa clé sur le sol
Son cœur allait exploser

Une idée lui vint
Il se mit à sa table à turbin
Prit sa plus belle plume
Et se mit à écrire

Le mot, art de la langue,
Glissait sur les lignes
L’accroche était rapide
La déclaration limpide.

Il porta la note à la belle
Sur sa monture tonitruante
Mais la Muse
En voyant ces chromes a tiqué

Pourtant harmo insista
Fermant son capot aux sentiments
Acceptant ce léger bémol
Donna le fond de sa pensée

La muse amusée
Par cette harmonie qu’à ses yeux
Harmo étala
Se laissa abuser

C’est ainsi que Tony
Entendant cette histoire
Comprit que son ami :
Harmonica s’amuse.


RG le 22 mars 2013

Je dédie ce texte à Jean Pierre et Dom par qui l'harmonica m'est Comté...

mardi 12 février 2013

Une vie sans fondement


http://youtu.be/yvXcGTRe4hM



Dans la vidéo:
La musique est de keith JARETT "klön concert" partie 1 les quelques premières minutes.( la version youtube)
Cette musique m'a inspirée des sentiments divers depuis la première fois où je l'ai écoutée en Arabie grâce à Bechir. Merci à lui où qu'il soit...
L'image viens d'internet. J'espère ne froisser personne en l'utilisant comme fond à mon texte. Je l'ai trouvée vraiment adaptée. Merci à son créateur.

Voici le texte complet


Une vie sans fondement

Qui m’a donné la vie ?

Un étrange sentiment
De solitude et d’isolement.
La souffrance d’un corps inadapté
L’entourage insolent
D’immonde incompréhension
L’esprit enfermé
Dans une stupeur sans nom.

L’envie de ne plus être
L’envie de n’être plus
Plus qu’un simple atome
Sans importance
Au regard des autres.

Trop de souffrance

Le blasphème de la non vie
Juste espérer
Juste croire
Qu’on est peut-être en vie
Qu’on naît peut-être un soir.

Au-delà d’une envie passagère
Par delà l’égoïsme
D’une passagère
Qui ne vous connaît plus
Que par un nom
Qui ne vous aime plus
Que pour Son nom.

Je ne suis rien pour elle
Juste une envie de rire.

La vie ne m’a pas épargné
L’envie juste d’épargner
Un peu de temps
Pour succomber
A l’espoir de ne pas être rien
Rien qu’un moment de plaisir
Donné sans conséquence
A celui qu’elle a aimé
Sans lui donner d’importance.

Sinon celui de la sienne
Son importance sans rival
Une omnipotence sans égal.

Pour celle qui fit croire
Que ma vie n’eut d’égal
Que sa divine importance.

Mais que reste-t-il aujourd’hui
Que cette souffrance sans fondement ?
Sinon celui de mon avènement ?
Qui pourtant n’apporta rien
Sinon la reconnaissance des siens.

Je suis né sans devenir
Sans reconnaissance de mon clan
J’arrive sans avenir
A tenir sans bilan

Ni positif
Ni négatif
Je n’ai plus d’envie
Sinon celle de vivre
Vivre pour les miens ;

Ceux qui m’ont reconnus
Dans le silence ténu
D’un instant béni
Où l’on oublie le déni
De ceux qui sans parole
Ont cru pouvoir dominer
Un monde où l’amour
Sera
Toujours
BIENVENU

Robert G. le 12.02.2013