lundi 23 mai 2011

ROUGEMONT



J'ai eu la chance d'y aller pour le travail et donc de pouvoir la visiter avec une équipe de guides des plus sympathiques.

Tout d'abord un peu de théorie pratique:

D'après Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rougemont_(Doubs)
Rougemont est situé à la frontière entre le Doubs et la Haute-Saône. Il est localement situé dans le territoire de l'Ognon, affluent du Doubs. La ville la plus proche est Baume-les-Dames. Le village de Rougemont borde la rivière du Drigeon dont la source provient des Roches de Nans.

Un site en parle très bien aussi
http://www.rougemont.fr/accueil/accueil.html

Je ne chercherai à concurrencer aucun des deux mais plus à vous montrer ce que mon oeil a vu.

D'ailleurs si vous voyez ça:


C'est que je ne suis pas loin.

















Rougemont étant une ancienne ville vigneronne on y voit quelques maisons typiques. Dont celle ci qui apparemment peut être visitée en juillet et août.
Je n'ai donc pas pu le faire.

J'ai par contre eu la chance d'entrer dans la Gentilhommière de Philibert De Mollans,
D'après un site: Philibert De Mollans

La Noble Confrérie de Saint Georges de Bourgogne fut créée en 1390 par Philibert de Mollans en Franche-Comté pour honorer les reliques de Saint Georges qu’il ramena de Terre Sainte. Philibert de Mollans fut écuyer du Duc de Bourgogne.


C'est un institut privé et donc non visitable. Je vais donc vous faire profiter de quelques vues intérieures.
Pour la trouver il vous faut monter sur la droite en arrivant dans le Bourg.



Ce que vous en verrez de l'extérieur vaut déjà le déplacement, mais l'intérieur est impressionnant.
















 vue sur les roches de Nans où le DRIGEON prend sa source.






Cela se passe de commentaires.

Au pied de cet ensemble vous trouverez l'église construite sur l'emplacement de la chapelle de l'ancienne Citadelle.












Enfin j'ai pu visiter une partie de la ville.
                                                        Partant du mont où se situe la Gentilhommière,


Une petite troupe de guides a décidé de me montrer tout au moins une bonne partie des chemins de traverse qui sillonnent Rougemont.


Je les remercie d'ailleurs car grâce à leur gentillesse et leur bonne humeur j'ai passé un moment formidable.




Cette ruelle porte bien son nom et de bonnes chausses sont de mise si l'on ne veut pas se retrouver les quatre fers en l'air.






Ce vieux puits mériterait d'être un peu mis en valeur. Ce devait être le lieu de rendez vous de tout un quartier à l'époque où l'eau ne courait pas dans les tuyaux.





Quelques bizarreries (forts sympathiques) ont parsemé notre balade.

 La "grand'rue"




Le bâtiment des halles résonne encore des cris des marchands et des clientes; de La clameur du maraîcher vantant à la criée la qualité de son produit, des enfants hurlant et gambadant en attendant leurs parents.






Au détour d'une ruelle à peu des halles se profile le lavoir.



Un joli parc est aménagé sur les bords du Drigeon, où chaque coin sent le calme et le frais  .





Et chacun ici ou là de trouver un moment pour se reposer du dur labeur de la journée.







Le chemin des Fosses contourne un autre bâtiment remarquable de Rougemont: Le Manoir.













Face avant du Manoir.





Voila, je ne sais pas si cela vous aura donné envie de visiter Rougemont, mais si vous y passez n'hésitez pas à vous y arrêter et prendre le temps de vous glisser quelques instants dans la peau d'un vigneron du XVème siècle, traînant ses sabots sur les graviers des sentes de la ville.

vendredi 20 mai 2011

J'ai fait le tour de mon jardin

J'ai fait le tour de mon jardin.
D'un œil neuf j'ai vu les choses.
Et mon regard se dépose
sur l'éveil d'un matin.


C'est dans l'entrelacs des lignes,
la foison des volumes
Que l'on se sent juste digne
de ce que la nature allume.


De ce quelle nous fait voir
De ce qu'elle nous fait croire


Cette illusion de son
Qui nous transporte à l'unisson
De là où nous aimerions être
Pour soulager notre mal être
Et nous regarder comme des hommes
Plutôt que d'être ce que nous sommes.


Il n'est pas besoin
d'aller bien loin
pour que le regard des choses


Au détour d'une ombre
dans le secret des roses
surgissant d'un rien


Vous prenne par surprise
dans le courant d'une brise


Et vous laisse rêveur
Au point que cette humeur
Vous fasse voir ce qui n'est pas
Pour mieux voir ce qui est là.


Une débauche de couleur
Qui n'a d'égal que l'odeur


Le parfum, la senteur
de l'instant de bonheur


Que savent faire naître les fleurs
pour leur modeste admirateur


Et je m'en fais l'ambassadeur
Car j'ai l'insigne honneur


De voir surgir pauvre voyeur
Les variations majeures


D'un naturel envoûteur
Qui nous transporte le cœur .


Mais la nature guette



Et si vous n'y prenez pas garde
elle saura vous piéger


Et sans que vous n'ayez vu venir
Le trouble qui s'installe
Au moment ou la lyre
Joue son air de Vestale


Déjà le danger approche
Et le silence rassurant
d'une cour sans reproche
Devient plus menaçant



Mais il est trop tard


La nature a des droits
Il faudra le savoir
Si l'on veut y être Roi
Et vivre jusqu'au soir
Il vaut mieux être soi
Respecter ses devoirs
Et régner sous son toit.


Le calme revenu
Dans la fraîcheur des ombrages


Je me sens un peu nu
Si frêle et sans courage


Au regard de ce que j'ai vu
Tant d'amour et de rage
Dans un espace si ténu
Tant de vie et d'hommages
Que l'on se sent devenu
Une plume dans l'orage.


dimanche 26 décembre 2010

matin d'hiver



Il était tôt
Le soleil discrètement pointait
Ses premiers rayons par delà l'horizon.



La neige tendrement avait enveloppé
De son manteau blanc
La nature à peine éveillée.



Des milliers d'étoiles scintillaient
Sur la surface douce de ce manteau d'hiver.
La vie prenait naissance laissant sa trace
sur la peau de la terre.



Des grandes plaines luisantes semblaient sortir la lumière et la douceur.



Par endroits seulement la morsure de l'hiver
nous rendait plus modeste



Mais la beauté des images l'emporte encore



Le spectacle savoureux d'une nature endormie
Par la langueur de l'hiver
et la dureté du froid.
Nous transporte en des mondes
où l'imaginaire est roi.














Ces photos ont toutes été prises autour de la plaine de "La Malcombe" à Besançon, juste à côté de Micropolis.
C'était le 26 décembre 2011 et il faisait -10°. Mes moustaches s'en souviennent encore...